Auteur Sujet: Matisse, mon immense soleil, ma petite plume  (Lu 485 fois)

Helen31

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Re : Matisse, mon immense soleil, ma petite plume
« Réponse #30 le: 07 novembre 2019 à 06:38:09 »
Chère Magali,

il y a de quoi pleurer lorsqu'on perd son bébé...tu réalises au fur et à mesure, ce que tu ne pourras pas faire avec lui et ton coeur de maman est terriblement éprouvé. Laisse couler toutes ces larmes, ce sont des larmes d'amour pour ton Matisse et elles sont légitimes.

Le deuil de son bébé est effectivement, très particulier à partager en couple...entre homme et femme, vous ne ressentez pas les choses de la même manière et cela est normal. En réalité, cela se passe dans beaucoup de situations du quotidien, sauf que c'est dans la souffrance que cette différence de ressenti peut se révéler complexe. Cela te fait peur et je l'entends. Tu as déjà perdu ton bébé et tu n'as pas "besoin" de perdre en plus ton mari. Si cela est dur à traverser, ta peur vient peut être te dire qu'il y a des choses à faire, pour mieux traverser cette épreuve en restant ensemble.
Je me souviens que ce que mon mari trouvait difficile est qu'entre le fait que je pleurais et que je parlais beaucoup de mon bébé, il n'y avait que peu de place pour le reste : moi j'étais envahie du manque de mon bébé et lui avait la coupure de son travail et le vivait différemment. Et moi aussi j'avais peur qu'il me quitte à force, sans pour autant parvenir à faire semblant ou parler d'autre chose... petit à petit on a mis en place des moments privilégiés ou nous évoquions notre bébé. C'étaient des moments choisis ou chacun pouvait se préparer à parler de lui. Cela peut sembler surfait mais ça nous a donné un cadre, une sécurité et ça a permis de faire d'autres choses, de reprendre un peu une vie plus supportable, pour tous les 2.

Je ne te raconte pas cela pour que tu fasses la même chose, tu trouveras, avec ton mari, tes propres solutions, ce qui peut vous convenir le mieux...Je te raconte cela parce que les couples remués après une telle épreuve, sont nombreux...et c'est bien normal. C'est comme après une tempête...il faut ramasser les arbres tomber, défricher, nettoyer...redonner une vie a un endroit dévasté! Et cela demande du temps, de la volonté, beaucoup de patience, de douceur l'un avec l'autre. Lorsqu'on y parvient, le paysage a changé, on a composé avec ce qu'il restait d'intact, ajouté des nouvelles choses...et sans forcément qu'il y ait une séparation...

Tu peux peut être commencer par prendre un temps choisi et programmé pour parler de vous et de votre couple avec ton mari...pourquoi pas au restaurant? Et si vous n'y parvenez pas seuls, il existe des professionnels qui peuvent vous aider à traverser cela...une aide extérieure peut être importante.

Je pense bien fort à toi et à ton petit Matisse,

Hélène

isabelle

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Re : Matisse, mon immense soleil, ma petite plume
« Réponse #31 le: 08 novembre 2019 à 08:43:10 »
Oh, Magali,
je suis bouleversée par ton message...

Oui, perdre un bébé peut mettre au bord du désespoir car c'est une terrible épreuve à traverser et cette épreuve en plus malmène la vie de couple...
Chacun forcément réagit à sa manière et a des besoins très différents...alors je comprends que tu éprouves cela comme de la distance...mais c'est juste un chemin différent pour vivre sa douleur...

ton mari s'inquiète pour toi car il t'aime profondément....tu peux essayer de le rassurer en lui disant que tu as juste besoin d'un peu plus de temps que ce qu'il pensait, pour faire face à la réalité de ce que tu vis aujourd'hui....le décès de ton petit Matisse est si récent...il en faut vraiment du temps pour apprivoiser une absence si douloureuse....tu avais imaginé pendant toute ta grossesse tout ce que tu allais vivre avec lui, ta vie de maman, sa vie de petit Bonhomme qui allait grandir sous ton regard émerveillé de maman...
mais aujourd'hui, tout cela est par terre....toute ta vie est à reconstruire....et cela ne peut pas se faire en un jour...
alors sois douce avec toi, sois douce avec ton mari qui a peur pour toi...il voudrait aussi t'aider mais il ne sait pas trop comment faire...j'aime bien la proposition d'Hélène...
construis ce projet de faire-part avec lui....cela pourrait être un moyen de parler ensemble de votre petit Matisse
et puis prends des moments rien que pour ton mari, pour être vraiment à deux et vous retrouver ensemble...ce ne voudra surement pas dire que tu oublies ton petit Matisse, cela sera juste prendre soin de toi, sa maman, et de son papa...

Nous restons à tes côtés pour te redire tout notre soutien
En lien de coeur avec toi
Isabelle

Maman d'Aude, Edouard, Hugues, Laurent et Emmanuel, né et décédé le 18 février 2002 (trisomie 18 et hernie du diaphragme, décelés à 12 SA)

Gali

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Re : Matisse, mon immense soleil, ma petite plume
« Réponse #32 le: 08 novembre 2019 à 10:56:15 »
Merci pour vos réponses... C'est tellement apaisant de se sentir comprise, entendue et de sentir cette bienveillance à laquelle vous m'invitez. Je n'ai jamais été bien tendre envers moi-même mais aujourd'hui je ressens ce besoin de m'écouter, cette nécessité même! Parce que si je me précipite, si je me contrains, je vais craquer...

Toutes ces projections, tous ces rêves qui s'écroulent. Et cette culpabilité, irrationnelle, infondée sans doute, mais pourtant bien présente. Et en plus aujourd'hui, je culpabilise de ne pas aller assez vite aux yeux des autres. J'ai juste envie qu'on me foute la paix, qu'on me laisse le temps dont j'ai besoin. Je ne demande pas grand chose, juste ça: qu'on me laisse le temps, sans me mettre de pression.

QUant à mon mari, je lui ai demandé de se renseigner un peu, d'aller voir sur les forums, de lire le livret que nous a donné Spama, pour qu'il comprenne un peu mieux les choses. Il veut m'aider mais pense qu'il y arrivera seul... Or, je suis convaincue qu'il a besoin de se renseigner un peu pour comprendre que ce que l'on traverse n'est pas un deuil comme les autres et qu'il est impératif d'accepter le temps de chacun et de respecter le temps dont chacun a besoin.
J'espère que ça nous aidera...
Nous allons aussi aller à des groupes de paroles, en couple. J'ai besoin qu'il voit que je ne suis pas "anormale" mais que ma réaction et mon timing sont cohérents et correspondent à ce que vivent d'autres femmes.

C'est une excellente idée en effet de se préparer des temps privilégiés, à deux... Moi, je parle énormément de Matisse, il prend presque toute la place dans nos conversations et toute la place dans mes pensées. Alors peut-être que se réserver des moments en amoureux, comme un couple qui aurait un enfant vivant et le laisserait de temps en temps pour se retrouver, serait un bon moyen de commencer à se refaire des repères et de ne pas se perdre de vue...

Mille mercis pour vos conseils et vos expériences. Cela m'aide tellement!

Gali

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Re : Matisse, mon immense soleil, ma petite plume
« Réponse #33 le: 08 novembre 2019 à 18:14:06 »
Petit constat qui m'a rendu malade cet après-midi: je suis allée cherché mon dossier médical à la clinique et j'ai croisé plusieurs mamans enceintes. Je me suis sentie soudainement très jalouse, avec de mauvais sentiments.
Je me rends compte que de me comparer à tous nos proches qui ont des enfants ou des projets d'enfants me rend profondément triste et très en colère. Soudainement, je me demande alors pourquoi cette épreuve nous arrive à nous, pourquoi les autres ont droit, eux, à une famille complètement présente, et pas nous?
Je me rends bien compte que cette question ne me fera pas avancer dans mon deuil, qu'elle me rend aigrie et qu'elle me fait plus de mal que de bien mais je n'arrive pas à l'enlever de ma tête et je sens que je commence à détester toutes les familles autour de nous...

Ma belle-soeur est enceinte, sa petite doit arriver début janvier. Je ne veux pas la voir, comme je ne veux voir aucune femme enceinte ni aucun bébé. Mais c'est quand même bien handicapant et j'ai l'impression de devenir une femme aigrie, à force de ressentir tous ces sentiments...

Marie J.

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Re : Matisse, mon immense soleil, ma petite plume
« Réponse #34 le: 09 novembre 2019 à 09:29:01 »
Tous ces sentiments que tu ressens chère Magali me semblent bien légitimes.

La mort de ton fils Matisse n'est pas juste.
Il devait vivre comme tout nouveau-né et tu devais être la plus heureuse des mamans.

Comme tu le dis, pourquoi vous ?
Pourquoi des couples sont heureux et ont des enfants et pas vous ? Nous n'avons pas de réponse mais pour toi c'est une injustice que tu ressens profondément.

Il est important de te protéger quand tu le peux. Tu sais ce qui n'est pas bon pour toi, ce qui te rend si aigrie comme tu nous le dis. Alors oui, écoute-toi, écoute ce qui est bon pour toi, ce qui te permet d'avoir le moins mal possible ...

On lit à quel point tu souhaites que ton conjoint comprenne ce que tu traverses, ce que vous traversez, même s'il est attentif à ta détresse.

Je vous souhaite de trouver un moment privilégié à deux, oui un temps rien qu'à deux.

Je t'embrasse bien fort et pense à vous de tout coeur.
Marie

Marie.J bénévole

Tiphaine

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Re : Matisse, mon immense soleil, ma petite plume
« Réponse #35 le: 10 novembre 2019 à 18:28:39 »
Bonsoir Magali

Comme je ressens tout ce que tu ressens : le besoin de prendre du temps pour soi, pour nous, le sentiment de ne pas "avancer" assez vite dans mon deuil, l'injustice, la colère envers les autres, envers moi... Tous ses sentiments, je les ressens également trois mois après.
Donc non, tu n'es pas anormal. Oui tu vis un deuil, le deuil le plus dur à vivre à mes yeux.

J'ai également ressenti cette colère dernièrement lorsque j'ai croisé une future maman en train de fumer. Cela m'a révolté et m'a mis terriblement en colère.
Pourquoi cette maman qui fume, va-t-elle pouvoir donner naissance à son enfant en bonne santé, alors que moi, qui a fait attention tout au long de la grossesse, moi je n'ai pas ce droit d'avoir mon bébé dans mes bras?
Je me suis sentie à la fois en colère et à la fois peinée. Non pas que cette maman devrait plus vivre cette épreuve, mais quelle injustice j'ai ressentie.
Alors oui, je comprends tout à fait tes sentiments et cela me parait tout à fait normal.

Le quotidien nous renvoie malheureusement régulièrement à la perte de notre bébé. Et je prends conscience petit à petit que je vais devoir "m'habituer" à ces rappels douloureux. Les affronter un par un, les uns après les autres. Comme prendre un jour après l'autre.

Pour ce qui est du guide SPAMA, je le trouve tellement bien fait que je le propose à notre entourage lorsque je constate que ce dernier n'est pas "apte" à nous entourer   :)
J’hésite même à le prendre lors de ma reprise du travail la semaine prochaine  :D
Je vais m'abstenir le temps de voir comment les premiers jours vont se passer.

Je suis de tout cœur avec toi

ps : j'ai également lu ton post sur le faire part de naissance. Nous n'en avions pas fait non plus.
Je viens de proposer l'idée d'en faire un à mon conjoint qui trouve l'idée très bonne.

Tiphaine

 
Maman d'Isaac (né le 05/08/2019, décédé le 16/08/2019)

Gali

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Re : Matisse, mon immense soleil, ma petite plume
« Réponse #36 le: 10 novembre 2019 à 19:37:00 »
Merci pour vos réponses. C'est tellement rassurant de se sentir comprise aussi bien!
J'éprouve tellement le sentiment que tout est cassé, ravagé, que tout est à reconstruire, ma vie, notre vie, celle de notre famille, nos goûts, nos caractères, nos amitiés même!
Ma mère ce soir me parle de reprendre le travail. Je suis prof de philo, auprès de jeunes terminales. J'adore mon métier habituellement mais intellectuellement j'ai le sentiment d'avoir mes neurones écrasés. Réfléchir, et faire réfléchir, me paraît insurmontable pour le moment. J'ai l'impression d'avoir eu le cerveau écrabouillé, anéanti, et que peu à peu il reprend sa forme, mais tout doucement... Alors le travail me paraît bien loin et je n'ai pour le moment pas du tout envie de reprendre. Je ne me sens pas les épaules pour avoir des obligations, ni pour faire face à une classe, ni pour réfléchir et encore moins pour revoir mes collègues, qui m'ont, pour beaucoup, bien déçue dans cette période que l'on vit.
J'aimerais faire une petite activité, mais quelque chose de simple, qui ne m'engage pas trop. Travailler bénévolement, avec des enfants handicapés ou en difficulté, je vois bien quelque chose comme ça. Vous auriez des idées?
Tiphaine, je vois que tu reprends vite le travail. Tu en ressentais le besoin, l'envie? Cette reprise me paraît si lointaine...
ça ne fait que cinq semaines que Matisse est né et s'en est allé, mais j'ai l'impression que dans encore cinq semaines, je serai dans le même état. C'est tellement long de tout rebâtir, pierre par pierre, activité par activité. ça demande tellement d'énergie que je me décourage par moment...

Comme toi Tiphaine, j'ai commandé plusieurs guides SPAMA pour les distribuer autour de nous, je pense que ça peut aider l'entourage à comprendre ce qu'on vit...

Aujourd'hui je comprends que j'ai besoin d'un univers ultra sécurisant. Chaque pas pour se maintenir dans la vie me paraît si difficile que j'ai besoin d'une bulle de sécurité autour de moi, et je peine parfois à la trouver, malgré un entourage très présent et doux. La moindre remarque qui me bouscule un peu me fait, en fait, chavirer et reculer. Je me vois mal, dans cet état, reprendre le travail, avec des élèves qui ne se rendent pas toujours compte de leur attitude (et qui ne sont pas là pour ça). Mais je culpabilise d'être si "lente". Comme tu le dis si bien, Tiphaine, j'ai l'impression de ne pas avancer assez vite et de ne pas répondre à ce qui est attendu de moi... C'est une charge en plus sur mes épaules..

Tiphaine

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Re : Matisse, mon immense soleil, ma petite plume
« Réponse #37 le: 11 novembre 2019 à 09:03:20 »
Bonjour Magali

Il est bien normal de ne pas se projeter sur une reprise du travail face à tous ces événements.
Traverser cette épreuve est épuisant. Toute notre énergie y passe. On se démène tant qu'on peut pour sortir la tête de l'eau, pour se maintenir à flot et tout cela est fatiguant.
Mon congé maternité se finissant, j'avais fait la demande à mon médecin de me mettre en arrêt de travail pour 2 semaines supplémentaires (et si besoin, j'aurais renouvelé). J'avais besoin de ce temps supplémentaire pour me préparer.
Je ne me sentais pas encore prête à affronter les regards et les réflexions que peuvent nous faire les gens indélicats, me préparer à répéter que mon bébé est décédé, me préparer à affronter les réactions des gens qui ne savent pas comment être avec nous.
Et puis, mes préoccupations étaient bien trop éloignées de mon quotidien professionnel.

Cependant, plusieurs éléments m'ont "contraints" à reprendre le travail à l'issue de cette échéance :
- nous faisons construire une maison et payons donc un double loyer. L’aspect financier rentre donc en ligne de compte pour ma reprise.
- la bienveillance de mes collègues les plus proches qui sauront m'accompagner en douceur sur ma reprise (j'ai été transparente avec elles en leur révélant que cela allait être compliqué pour moi cette reprise et que j'aurais besoin d'elles). Elles me témoignent déjà leur bienveillance à venir.
- ce sentiment que je ne pourrais pas être plus prête à affronter tout cela.
Que je reprenne maintenant ou dans plusieurs semaines, quoi qu'il en soit cela sera difficile.
Mon conjoint qui est passé par là après un arrêt d'un mois me confirme que cela a été difficile pour lui aussi.
Je me suis préparé doucement à ma reprise en me rendant à 2 reprises à mon travail : la première fois pour faire le point avec ma responsable hiérarchique et la seconde pour faire les transmissions avec ma collègue remplaçante qui ne pouvait poursuivre mon remplacement. Ces "petites étapes" m'ont permis de me remettre doucement dans ce rythme.

Evidemment, je vais reprendre dans une tout autre dynamique.
J'ai besoin de prendre du temps pour moi et de ne plus autant m'investir. Cela ne m'empêchera pas de faire correctement mon travail. Mais je me dis que lorsque je n'aurais pas le temps de faire, tant pis.
Je ne me mettrais plus autant la pression.
J'ai aussi décidé de prendre de la distance avec les personnes qui ne sont pas capable de m'entourer dans les bonnes conditions dans ce moment si difficile à vivre. Cela touche aussi certains de mes collègues ou responsables qui j'estime aussi n'ont pas été à la "hauteur".
Tout comme toi, j'ai été déçu des réactions et des comportements de certaines personnes de mon entourage professionnel mais également de mon entourage amical.
Et malheureusement, dans cette terrible épreuve, on apprend très vite à savoir sur qui on peut compter ou pas.
Pour ne pas s'encombrer de ces personnes que je n'estime pas assez bienveillantes, je m'éloigne d'elle. La priorité (c'est peut être égoïste) mais c'est moi et mon conjoint, pour notre santé mentale.


Pour toutes ces raisons, je reprends donc le travail demain.
Bien sur, j'y vais avec de l'appréhension  ;)
Et je dors mal depuis une semaine, depuis que l'échéance se rapproche doucement.
Je prends aussi en compte que je serais peut être (même surement) moins efficace qu'auparavant : les difficultés de concentration, la fatigabilité, la prise de distance... Je sais aussi que cela sera surement aussi dure physiquement que moralement.
Mais je reste bienveillante avec moi même et accepte tout cela.
Et je m'autoriserais, si besoin, à prendre du temps pour moi au cours de ma journée de travail, si j'ai besoin de souffler.
 
Mais je pense que je suis prête.

Je pense sincèrement qu'il ne faut pas se forcer à reprendre le travail si on s'en sent pas capable. Il est important de prendre du temps pour soi.
Et au moment où tu seras prête, tu reprendras doucement le chemin de ton travail.


Je suis de tout cœur avec toi dans ces moments si difficiles à vivre.
Tu n'es pas seule.
Nous sommes là et ton entourage le plus bienveillant aussi.
Appui toi sur eux, sur nous

Tiphaine
Maman d'Isaac (né le 05/08/2019, décédé le 16/08/2019)

Marie-Silas

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Re : Matisse, mon immense soleil, ma petite plume
« Réponse #38 le: 12 novembre 2019 à 10:10:38 »
Chère Magali,
donnes toi encore un peu le temps d'être lente. Tu sens toi même que tu en as encore besoin. Besoin encore de retrouver tes esprits. Dans le deuil, l'épuisement n'est pas que physique, on peut aussi avoir du mal à se concentrer, à se focaliser sur autre chose que la personne qui nous manque.
Et puis le pire c'est cette impression qu'on ne reussira jamais à surmonter ce deuil... Comme je comprends que c'est compliqué pour toi de te trouver dans cet état.
Et je comprends cette envie de reprendre petit à petit des petites activités. Je crois que tu peux vraiment faire selon ce qui te ferait plaisir: bénévolat, art, sport, quelque chose qui te permait de reprendre petit à petit aussi confiance en toi, qui t'apaise.
Douce journée à toi, en lien avec ton Matisse,
Marie
Marie, maman de Silas, né le 16.11.2014 et décédé le 24.11.2014, trisomie 13, et de Raphael, 2017

Marie J.

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Re : Matisse, mon immense soleil, ma petite plume
« Réponse #39 le: 13 novembre 2019 à 09:33:54 »
Chère Magali,

La question de la reprise du travail se pose pour toi.

Tu sens que tu n'es pas prête et tu nous dis ne pas avoir la force. Le décès de Matisse est si récent.
Tu as vécu un tel drame que tout ton être est meurtri et qu'il te semble impossible pour l'instant de reprendre ton activité.

Ecoute ce dont tu as besoin, ce qui est possible ou non pour toi.
Si c'est une activité qui te fera du bien, alors opte pour elle. C'est tellement important de penser à toi.

Je pense très fort à toi, à vous.
Je t'embrasse fort.
Marie
Marie.J bénévole